Quelques maisons typiques de la Vieille Ville de Bienne


Maison rue Basse 64

Onophrius Nieschang (1578 -1643) tailleur de pierres et propriétaire de cette maison faisait de la réclame pour son entreprise en réalisant une fenêtre en 4 parties avec des ornements style Renaissance en pierre d'Hauterive.







Maison rue Basse 22

- N° 22, exemple d’une maison d’artisan, sans doute du XVI° s., dont

les diverses fonctions resssortent de la subdivision de la façade: cave (vin,

fruits, etc.), rez-de-chaussée ou entresol (artisanat/atelier, comptoir, pres-

soir), 1er étage (cuisine et séjour), 2e étage (chambres a coucher; dans la

plupart des maisons, cet étage n’a été ajouté qu’au XVIl° s.), galetas et

pignon monte-charge (entrepôt, bois à brûler, etc.). Les maisons n°‘ 22 et 24

sont presque les seules de la rue Basse qui possèdent une cave d’origine. En

raison d’un niveau toujours élevé de la nappe phréatique (la Suze toute

proche), la cave n`est pas enfoncée en terre, de sorte que le local réservé à

l’artisanat n‘est pas au rez-de-chaussée, mais plus haut. Les entresols dans

d’autres rues sont motivés par les dénivellations du terrain.

 

Réf.

Arts et monuments du Jura Bernois, Bienne et les rives du lac.

Publié par la société d’histoire de l’art en Suisse / Ingrid Ehrensperger / Andres Moser / Jacques Lefert





Maison rue Basse 21, Maison du Cloître de Bellelay

N" 21, ancienne maison du receveur de l'abbaye de Bellelay,

aussi dite "Maison des abbés" aujhourd'hui Restaurant St Gervais. Tour d’escalier Renaissance (1577). Tourelle d’angle en encorbellement (1620) d’Onofrius Nieschang. Du reste, la façade, le toit et des parties de l’intérieur (boiseries) furent réalisés en majeure partie pour David Schwab, vers 1809; lors de ces travaux, on supprima la flèche de la tourelle.









Maison rue Basse 23, le Grenier des Abbés

Entre 1610 et 1611 les moines de Bellelay entreprirent la construction d'une nouvelle halle à grain avec un moulin situé juste au-dessus des eaux de la source romaine. On peut encore voir sur la façade E un linteau de porte avec l'année 1610 et la signature d'un tailleur de pierres.

 


 

 





Rue des Maréchaux 10

Une résidence de familles biennoises influentes

 

 

 

 

Un bâtiment neuf construit aux alentours de 1790

Les maisons de la rue des Maréchaux étaient habitées par des familiers biennoises fortunées.

Au 18e siècle, la maison au 10 appartenait à Ia famille Wyttenbach qui occupait diverses

fonctions importantes a Bienne. La branche biennoise des Wyttenbach s’éteignit en 1710 et le maire Abraham Scholl (1662-1733) hérita de la maison. Par la suite elle devint propriété des frères Moser qui la firent rénover de fond en combles en 1790 par Samuel Imhof de Berne. Sa façade reçut alors l’aspect qu'elle a encore, de style baroque.

 

 

 

 

 

Une des personnalités les plus marquantes de Bienne:

Georg Friedrich Heilmann

 

 

 

Au milieu du 19e siècle, la maison devint, par héritage, propriété de Georg Friedrich Heilmann (1785-1862), une des personnalités les plus importantes de l'histoire biennoise.

 

 

 

 

 

A I'origine, la famille Heilmann venait de Hessen en Allemagne et elle était établie a Bienne depuis 1731. Elle y possédait à la rue des Maréchaux 4 une importante imprimerie. Niklaus Heilmann (1739-1816) exerçait en outre la fonction de receveur (percepteur de l'impôt), ce qui lui valut de prendre possession du fief de Rondchâtel ; il osa même porter le titre de «"baron de Rondchatel". La famille d’imprimeurs investit sa fortune grandissante dans des biens ruraux (domaine de Bellevue à Port). Son style de vie se modelait sur celui de l’aristocratie. Niklaus Heilmann vendit son imprimerie en 1788 avant d’intégrer les instances politiques de la ville.

Son fils, Georg Friedrich Heimann, qui avait reçu une instruction poussée et étudié le droit et les sciences camérales (comptabilité) aux universités de Halle et de Heidelberg, épousa en 1813 Elise Haas de Bienne.

 

 

 

 

Représentant biennois au Congrès de Vienne

Georg Friedrich Heilmann fut l’envoyé de la Ville de Bienne au Congrès de Vienne en 1815. Il tenta en vain d’imposer la création d'un canton autonome englobant Bienne et le Jura sud, mais le Congrès de Vienne rattacha la ville et Ie Jura au canton de Berne. De 1829 a 1844, G.F. Heilmann servit comme officier dans un régiment bernois à Naples. Il profita de ce séjour dans le sud de l'Italie pour entreprendre des études d'archéologie. De retour à Bienne, il fit reconstruire, quelque peu en retrait, la maison paternelle de la rue des Maréchaux 4 qui avait été endommagée par la démolition de la Tour de l'horloge en 1843. Il y installa sa grande bibliothèque et sa collection d'oeuvres d'art. Il n'habitait à la rue des Maréchaux qu'en hiver et passait l'été dans sa propriété de Bellevue à Port ou à Rondchâtel.

 

 

 

 

Habitant à la rue des Maréchaux 10 personnalité biennoise active

Déjà en 1846, il s'installa dans la maison de la rue des Maréchaux 10 qu'il avait héritée.

Il participa activement à la vie politique, sociale et culturelle de Bienne. Il fut un fervent amoureux des Arts et de |'Histoire. Il ne partageait pas les idées libérales radicales qui prédominaient alors; il se rallia au camp conservateur libéral d’Eduard Blosch. Apres sa mort en 1862, ses héritiers transformèrent le bâtiment en maison d'habitation dont l’aspect est resté le même jusqu'a aujourd’hui.

 

Images no 3, 4, 5:

La grille baroque en fer forgé, datée autour 1719, provient du cloître

de Bellelay. ( Photographie 2010)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rf : « L’histoire de Bienne racontée par nos maisons, du Moyen-Age à nos jours » / Musée Neuhaus 2010















Rue des Maréchaux 14

 

La maison du 16ème siècle avec des fenêtres du fin du gothique, transformée plusieurs fois, édifiée probablement par Hans Herold en 1556.

En 1474 habitait dans la bâtisse antérieure le panseur Jean Perrin. En 1507 ce fût son fils le propriétaire. En 1512 habitait également un panseur, Heinrich Wild.

 

Autres propriétaires :

1619 la famille Glatt, 1665 Johann Watt, 1668 Dr. Med. Johann Rudolf Neuhaus chez qui habitait le jeune Albrecht von Haller de 1722-1723, ensuite Jakob Nieschang chez qui habitait le peintre et graveur Johann Joseph Hartmann dans l’appartement et atelier du 3ème étage. Le peintre acceuilli en octobre 1779 J.W. Goethe qui faisait un voyage à travaers la suisse.

En 1830, la maison est en posession de Johann Jakob Villars, ensuite en propriété de la bourgeoisie de l’orphelinat Gottstatt jusqu’à 1892 où Martin Schweikert, fabriquant de chaussure, l’acquit aux enchères. Depuis 1920 se trouvait le traitement de cuir de August Schweikert et plus tard celle de Hans Fellmann.

 

Ici habitait 1722-1723 Albrecht von Haller (1708-1777) médecin, poète, naturaliste et homme d’état chez Johann Rudolf Neuhaus, le frère de sa belle-mère.

Dr. Neuhaus réveilla l’intérêt chez le jeune von Haller pour la botanique. Plus tard entrepris von Haller plusieurs fois des excursions botanique dans le Jura, comme par exemple en 1730 par la montagne de Diesse et sur le Châsseral.







Rue Basse 45, Hôpital de 1818-1863

N" 45, maison dite de Thellung, de 1597 à 1818; hôpital de la ville de 1818 a 1866. Construite en 1601 à la place de deux vieilles maisons, réunies par les Thellung, par-dessus la limite arrière de la parcelle et en enjambant l`étroit fossé, à la maison rue Haute n° 20, en faisant ainsi à l’époque le plus grand bien-fonds privé de la vieille ville. Reconstruite en 1973: reconstitution de la façade (mais rez-de-chaussée modernisé) en conservant la tour d’escalier de l’arrière.